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Speaking to the atmosphere
No one's here and I fall into myself
This truth drives me into madness
I know I can stop the pain if I will it all away
...If I will it all away....
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Malédiction (666)
Chapitre 2
Je me réveillai dès la première heure ce matin. Le soleil se levait à peine et ce fut ce qui m'avait tirée de mes rêves. Je n'avais jamais vraiment été une adepte de la nuit, et dormir ne faisait pas parti de mes passe-temps. Je contournai l'escalier et me rendis dans la chambre de mon frère pour voir qu'il dormait encore. Je le laissai dormir. De toute façon, il n'était que 6h30.
Je me retrouvai alors à flâner dans les couloirs de ma grande maison. Mes parents dormaient également et je ne tenais pas à les réveiller. Puis une idée me vint.
Étant donné que durant toute la journée d'hier je démégeais les boîtes avec Sasori et mes parents, et que pendant la soirée nous les défaisions, quand avions nous eu le temps de visiter ce fameux manoir? Car il m'était impossible que ce château soit qualifié de simple maison. C'était beaucoup trop grand. Quoique vieux... mais grand, immense, et j'étais un peu excitée à l'idée de vivre là dedans. Ce fut jadis le rêve de toute jeune fille de vivre dans un château !
Me mettant à ricaner presque silencieusement, je me lançai vers l'escalier et descendis les marches quatre à quatre pour finalement sauter les quatre dernières. J'atteris sur mes deux pieds avec souplesse et habileté. Je ne l'avais pas précisé (parce que ce n'était pas plus important que ci et ça), mais quand j'étais plus jeune j'avais fait partie des équipes de gym de mon école. J'étais donc très souple et habile.
Arrivée au hall d'entrer, comme si j'entrais pour la première fois ma maison, je tournai la tête vers la cuisine, l'immense salle à manger puis vers le salon, presque plus grand encore que ma chambre et celle de Sasori réunit. Quoi visiter en premier ? J'optai pour le salon.
En silence, je m'y rendis, ouvris les deux immenses portes qui le séparait de la salle à manger. Des portes coulissantes que je fis glisser doucement pour ne pas réveiller les dormeurs à l'étage. Deux fauteuilles étaient placés en direction du foyer et une table reposait au centre. Dessus, une bougie. Une bougie éteinte - évidement - qui semblait vieille. C'était à peine si elle n'était pas penchée par en avant. Je la fixai un moment, fascinée. Le genre d'objet qu'on retrouve souvent dans des films d'horreurs ou encore sur des lieux de crime. Je secouai la tête et levai les yeux. Au plafond était suspendu un lustre, tout aussi vieux que le reste du manoir. Je décidai donc de bouger. Je me faufilai entre les fauteuilles et m'agenouillai devant une autre table, plus petite, qui ressemblait à un classeur. Elle était placée au fond de la pièce, dans le coin. J'ouvris un premier tiroir. J'avais toujours été très curieuse. C'était presqu'une maladie.
Le tiroir s'ouvrit sous un léger bruit de grincement. J'en eus un frisson. Des dizaines de dossier étaient éparpillés les uns sur les autres, quelques enveloppes ici et là. J'en pris une au hasard et allai m'installer confortablement sur un fauteuille. J'ouvris l'enveloppe et à l'intérieur se trouvait une photo. Esquissant un petit sourire coquin, j'approchai la photo de mon visage et tentai d'y voir plus clair. Et mon coeur faillit s'arrêter de battre. C'était exactement la même image, que ce que j'avais vu la veille en regardant par la fenêtre. La même balançoire, le même paysage, la même petite silhouette d'enfant qui se balançait en regardant fixement la fenêtre, comme si c'était moi qui avait prise cette image à ce moment-là. Je ravalai ma salive et mit la photo sous les autres pour toutes les regarder. La seconde était moins... comment dire... inquiètante. Un petit garçon, je dirais environ 3 ou 4 ans, qui riait dans les bras de son père ou de son grand frère, je ne savais pas trop. Une femme se tenait derrière eux. Une femme aux longs cheveux noirs. La couleur exacte des cheveux des deux garçons, et je devinai leur mère. Ces gens devaient sans doutes être ceux qui vivaient ici avant. Encore une fois, je mis la photo sous les autres mais les prochaines furent vraiment étrange. Elles étaient toutes flous, toutes noirs. Il n'y avait rien que je pouvais voir sinon le néant. Je fronçai les sourcils.
- Sakura ? fit une voix endormie et je sursautai.
Je me redressai dans mon siège et allai reporter l'enveloppe où je l'eus prise. Les pas se rapprochèrent du salon et ma mère y apparut, les cheveux en bataille et le visage encore tout pâle et endormit.
Je lui souris.
- Bon matin, maman, dis-je.
- Que fais-tu debout si tôt ?
- Je n'arrivai pas à me rendormir.
- D'accord, dit-elle en me tournant le dos et je devinai qu'elle allait se préparer un café, comme à chaque matin à la même heure. Ne traîne pas trop, ton nouveau lycée est à deux quart d'heures d'ici, à pied.
Je soupirai.
- Oui, oui.
Je refermai le tiroir et quittai le salon avec un goût amer dans la bouche. Comme si... comme si j'avais eu une impression de déjà vu en voyant le visage du petit garçon sur la photo. Comme si je l'avais déjà vu quelque part.
J'entrai dans la cuisine et vis ma mère de dos à moi, debout devant l'évier, une main sur le comptoir. Comme je l'avais prédis, elle se préparait une tasse de café. Je marchai vers le frigo et y prit ce dont j'aurai besoin pour mon petit déjeuner. Du lait pour mes céréales et lorsque le tout fut prêt et dans mon bol préféré (rose bonbon), je m'installai à table et commençai.
Au bout de deux minutes, ma mère prit sa tasse et vint s'assir à mes côtés. Elle bu, tout en me regardant du coin de l'oeil et je finis par craquer.
- Un problème ?
- Non, non. Juste que je te trouve belle.
Je souris.
- Merci.
- Tu risque de tomber dans l'oeil de tout les beaux garçons.
- Maman ! Tu sais que je ne vais pas à l'école avec l'intention de ramener un garçon !
- Je sais, mais tu as dix-sept ans, ma chérie, c'est pour quand le grand amour ?
- Je ne sais pas, répondis-je, renfrognée mais surtout gênée. Et j'ai seize ans.
Pourquoi me parlait-elle des garçons ? Je n'avais pas envie d'avoir un amoureux. Je n'étais pas encore prête pour une relation durable et le seul petit ami que j'avais eu dans toute ma vie, c'était un garçon au primaire. Il était gentil avec moi et rien de plus. Je ne savais même pas si on pouvait rajouter le mot petit avant ami. Mais ma mère était toujours curieuse de connaître mes histoires. Elle était comme ça et je ne pouvais pas lui en vouloir. Mais pourquoi ne pouvait-elle pas demander ce genre de chose à Sasori plutôt qu'à moi ? Parce que j'étais la jeune fille de la maison, voilà pourquoi.
Je soupirai d'exaspération, et bientôt j'eus terminé mon bol de céréales. Ma mère me dit qu'elle allait travailler et me fit un bisou sur la joue, me disant d'être prudente et me souhaitant une bonne première journée dans cette toute nouvelle école.
Mon frère apparut alors et eut le temps de voir ma mère partir pour une longue journée. Mon père devait sans doute dormir. C'était sa journée de repos aujourd'hui.
Une heure plus tard, j'étais sur le chemin de l'école, avec Sasori. Tout comme la veille, il restait silencieux, marchait, les mains dans les poches, le regard perdu à l'horizon. Je m'étais fais chique pour la première journée dans ma nouvelle école : jeans noir et chemisier rose bonbon. Oui, j'aimais beaucoup le rose. Même si je limitais les fois où j'en portais. Je n'aimais pas attirer l'attention, et disons que le rose, ça se voyait à dix mètres à la ronde.
Mon frère était toujours aussi silencieux, et le chemin se fit ainsi, jusqu'à ce que l'on aperçoive l'école apparaître au bout de la route. Je souris, soulagée. J'étais fatiguée de ce long chemin. Ç'aurait été mieux en voiture mais bon, mon père avait si rarement des jours de repos, mieux valait le laisser dormir. Enfin, si j'avais été à sa place, je serais restée au lit !
Lorsque nous arrivâmes à la cantine, mon frère et moi, nous nous mîmes à la recherche de notre classe. Sur le mur, il y avait encore le panneau d'affichage des foyer et des groupes. Je cherchai mon nom. Je mis mon index sur la liste et descendit jusqu'à approcher du "H", la première lettre de mon nom de famille. Inuzuka... Hyûga... Haruno ! Voilà, j'ai trouvé mon nom. Ah zut ! Sasori n'est pas avec moi. Dommage. Je le pris dans mes bras et le serra fort en lui souhaitant bonne chance de son côté. Il me rendit la pareille et partit sans un mot de plus.
Je me retrouvai alors toute seule à la cantine, devant une foule de personne que je ne connaissais pas. L'heure du premier cours n'avait pas encore sonné et je décidai de faire comme Sasori, me rendre immédiatement à ma classe.
Personne ne m'eut adressée la parole ce matin, si bien qu'une fois de retour à la cafétéria le midi, je ne savais pas où m'asseoir. Je ne trouvai pas Sasori nul part, et j'espèrais qu'il se soit trouvé une petite bande de copain, et qu'il soit en ce moment en train de rire avec eux.
Je soupirai et me décidai à aller chercher quelque chose à manger. Je fis la queue. La vieille dame me donna mon repas qui semblait tellement... appétissant (sarcastique). Je me retournai de nouveau et soupirai derechef en me rendant compte que la population de cette école dépassait de loin la moyenne de mon ancien collège. Je me mis tout de même à la recherche d'une place, et lorsque je passai devant une bande de mec tous plus grand que moi d'au moins une tête, je les entendis me siffler en me lançant des trucs dégeux du genre :
- Hé ma jolie, mais où tu vas comme ça ? Hé ! Mais viens là, chérie !
Je retins un grognement et tentai de les ignorer. Le genre de macho qui ne sont là que pour décider laquelle des cent quatre-vingt dix filles de l'école ils vont se tapper le soir même. J'eus un frisson de dégoût en me rendant compte qu'ils ne voulaient toujours pas me laisser tranquille. Ils me firent même échapper mon plateau et mon dîner s'écrasa misérablement par terre. Quelques élèves se retournèrent pour regarder et je fus horriblement gênée. J'entendais des gens chuchoter ensembles, parlant de moi comme de la nouvelle.
Une main chaude et chaleureuse attrapa alors la mienne, parmis la foule de personne et je lançai un dernier regard haineux aux trois crétins avant de me faire tirée de là. Je me retrouvai dans un coin plus tranquille et je me retournai pour voir qui venait tout juste de me sortir du pétrin.
C'était une jeune fille d'environ ma taille, aux longs cheveux brillants et d'un blond éclatant. Elle avait les yeux fermés et ce fut quand elle les ouvrit que je vis qu'ils étaient bleus. Elle me sourit.
- Bienvenue parmis nous, lâcha-t-elle.
- Merci.
J'hésitai, puis vins m'asseoir près d'elle, par terre, contre un mur. Elle me tendit la moitié de son sandwich, me disant qu'elle était navrée que mon repas soit en bouilli par terre à cause de trois idiots en chaleurs.
Je la remerciai et accepta ce qu'elle m'offrit.
- Je m'appelle Sakura, me présentai-je, Sakura Haruno.
- Ino Yamanaka.
- Enchantée.
- Tu arrives d'où ?
- Du Sud.
Elle acquiesça, la bouche pleine. Elle finit de manger en silence et j'en fis de même, plus ou moins embarassée. Elle était vraiment très belle pour une fille de mon âge. Elle avait l'air d'une mannequin professionelle. Sa peau était bronzé et parfaite. Ses yeux brillants et pétillants de vie. J'étais sûr qu'elle était la fille la plus populaire des environs.
Lorsqu'elle eut terminée, elle s'agenouilla devant moi.
- Alors ? demanda-t-elle. Ça te plais ici ?
- C'est différent.
- Différent ? Expliques toi....
- J'arrive d'une grande ville. Ici j'ai l'impression que tout le monde se connaît, que tout le monde fait partie d'une même petite famille. Enfin, à part les crétins de toute à l'heure.
- Hm.. C'est vrai. Tu as raison. Je connais pas mal de monde ici, mais faut dire que j'y suis née!
Elle rigola et je ne pus que la suivre. Elle m'avait l'air si douce, si innocente. Je souris inconsciement et elle s'arrêta au bout d'un moment.
- Comme tu es nouvelle, continua-t-elle, je vais te présenter à mes amis.
- Oh ! Arigato !
- Lui, là bas, lança-t-elle en pointant un grand blond aux yeux bleus, il s'appelle Naruto Uzumaki. Il est gentil. En faite, je crois que c'est le gars le plus sympathique de tout le village ! Jamais il ne te refusera quoique ce soit, et il sera toujours là pour t'aider. Je l'aime beaucoup. À côté (elle pointa maintenant une petite fille aux cheveux noirs et aux yeux blancs), sa petite amie, Hinata Hyûga. Elle est timide mais avec des gens qu'elle connaît, ça va. Là, de l'autre côté de la table (elle pointa un garçon aux cheveux bruns, mais étant de dos, je ne vis ni son visage ni ses yeux), Kiba Inuzuka, son meilleur ami. Voilà tu connais tout le monde. Ils ne sont pas méchant, ne t'inquiète pas.
- Je n'en doute pas mais... comment se fait-il que tu ne sois pas avec eux ? Ce sont tes amis pas vrai ?
Elle ferma les yeux et les rouvrit, lentement, et un sourire angélique apparut sur son visage de fée.
- J'ai vu ces gars t'intimider et j'ai voulu t'aider. Je les connais ces gars. Ils sont vraiment... immatures. Mais bon, on essaye de les ignorer et ça va !
- Oui, dis-je en souriant.
- Je me suis dis que t'emmener à la table où tout mes amis étaient t'intimiderait également. Pas vrai ?
J'acquiesçai mais mon regard fut attiré vers un jeune homme, assis à une table, près de celle à laquelle les amis d'Ino mangeaient. Il était assit tout seul. Il mangeait tranquillement, lentement, comme ailleurs, perdu, absent. Il avait de longs cheveux noirs et un visage pâle. Des yeux noirs également. Son visage fit irruption d'en ma tête et une impression de déjà vu me tirailla l'esprit l'espace d'une seconde. Comme ce matin quand je regardais les photos... La photo ! C'était cela ! C'était lui ! Le plus grand ou le plus petit des deux frères ? Celui qui était debout ou celui qui riait dans les bras du plus vieux ? Je ne saurais faire la différence. Leurs visages étaient encore flous dans ma tête. Après tout, je n'avais regardé la photo que durant de brèves secondes. Mais j'étais certaine que ce garçon était l'un deux. Je l'avais déjà vu quelque part en tout cas.
Je me tournai donc vers Ino, espèrant qu'elle puisse me dire qui c'est. Elle m'avait bien dit qu'ici, tout le monde se connaissait comme une grande famille, non ?
- Et lui, tu le connais ? dis-je timidement en pointant le jeune homme aux cheveux noirs.
Elle chercha du regard et lorsqu'elle eut posé ses yeux sur lui, son visage se voila. Il devint sombre tout d'un coup. Ses yeux se firent vides, ou haineux, ou apeurés, je ne saurais déchiffrer ce que je voyais à l'instant, mais je compris que ce garçon n'était sans doute pas quelqu'un qu'elle appréciait.
- A..Alors ? insistai-je d'une voix tremblante.
- Je... Non. Je ne le connais pas tant que ça.
- Mais un peu quand même, non ?
- Il ne vient pas souvent à l'école. Ce n'est pas un élève.
- Ah bon ? Un prof ? Il m'a l'air jeune.
- Un stagier. Il vient presqu'une fois par semaine. Je l'ai eue déjà une fois, il remplaçait Kakashi-senseï.
Je devinai que le Kakashi-senseï en question était le prof. Je me tournai à nouveau vers le jeune homnme. Il était si beau. Et pourtant si... impénétrable.
- Comment il est ? demandai-je
- Pas normal.
- Qu'entends-tu par pas normal ?
- Il y a des rumeurs... à propos de lui.
- Quel genre de rumeurs ?
Elle secoua la tête et se leva debout. Je la suivai des yeux et décidai de me lever à mon tour.
- Ne te fais pas des peurs avec de stupides rumeurs inventées pour que venir à l'école soit moins ennuyant ! Viens, dit-elle en empoignant ma main, je vais te présenter officiellement à mes amis.
Je soupirai et obéis, essayant de chercher le jeune homme, si je le voyais encore d'où Ino m'emmena.
J'étais certaine que c'était lui sur la photo.
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Coucou!
Donc Voilàa Le Deuxième Chapitre
J'espère Qu'il vous a Plu,
L'intrigue commence à se placer^_^
Vous en verrez plus au prochain chapitre ! =)
Mais pour ça C'est = 30 Com'S Pour la Suite (L)
Sayonnara