Little girl, Little girl Why are you crying ? Inside your Restless Soul, Your heart is Dying. Little one, Little one, Your soul is purging. Of Love and Razor blade, Your blood is surging...

Little girl, Little girl Why are you crying ? Inside your Restless Soul, Your heart is Dying. Little one, Little one, Your soul is purging. Of Love and Razor blade, Your blood is surging...
~ ~ xXx xXx ~ ~



Coucou !!

J'ai pris une énooooorme pause et me revoilà en force avec une Nouvelle fiic mettant en vedette notre Sakura National !... Depuis la dernière J'ai été occupée avec 3 Fiic Yaoii et donc à présent que j'en ai finis 2 de celles-ci, et que la dernière est presque terminée, je peux me lancer dans l'écriture d'une fiic pour ce bloog làa !!, En espèrant que Ce que Je vous réserve Vous Plaira!! =)

Donc voilàa, ♥


~ ~ xXx xXx ~ ~



9 ϯiϯɾ϶ : Malédiction (666)
9 Gєηяє : Mystère // Suspens // Horreur
9 ᴘαіяіnԍ : Aucun (Pour l'Instant)
9 ᴘзяѕonαԍєѕ ΡяіnсіPαuΧ : Sakura Haruno


IRI IÉI ISI IUI IMI IÉI


Sakura Haruno vient d'emménager dans un immense manoir 9
Elle est nouvelle dans ce petit village au nord de son pays 9
Et bien vite elle se rend compte que 9
Quelque chose pertube la vie des habitants depuis bien des années 9
Tout semble normal pourtant, les gens vivent leur vie, la nature suit son cours 9
Mais un soir, curieuse, elle décide de s'aventurer dans les bois derrière chez elle 9
Là, elle y fera une étrange rencontre9
Son destin peut-il encore changer?9
Arrivera-t-elle à se protéger d'un sort maléfique et d'une malédiction qui 9
Jusqu'ici, n'a fait que de pauvres victimes?9
Arrivera-t-elle à sauver non pas seulement sa propre vie9
Mais celle d'un enfant disparu depuis de nombreuses années? 9
À quel prix?9




IPI IRI IOI ILI IOI IGI IUI IEI




________Dans le silence de la nuit, dans l'ombre du brouillard, un petit garçon courait à en perdre haleine. Il pleurait. Il criait. Il priait pour qu'ils le laissent tranquille. Ses jambes tremblaient et il manqua plus d'une fois de trébucher et de se retrouver front contre terre. Ses longues mèches noires obstruaient sa vue et ses larmes s'y mêlèrent. Ne cesseront-ils jamais de le suivre ? Cet enfer ne finira-t-il donc jamais ? Est-il condanmé à cette horreur pour le restant de sa vie ?

________Ses sanglots se firent plus violent et ce qui devait arriver arriva, le bambin se prit un pied entre deux pierres au sol et il s'écroula. Ses petites mains fûrent bientôt couvertes de sang, et le petit se remit à pleurer à cause de la douleur de ces coupures. Ses yeux s'embuèrent davantage et il enfonça ses ongles dans le sol pour tenter de ramper. Mais une main froide et glacé, aux ongles longs et coupants, attrapa sa cheville et en un cri sourd et désespéré, il fut attiré vers les ténèbres.

________Un enfant a disparu ce soir.




~ ~ xXx xXx ~ ~




Autre Bloog :: ( )
Compte FF.net :: ( )

10 Comm's Pour Le Chapiitre 1 =)



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# Posté le jeudi 03 septembre 2009 21:10

Modifié le lundi 19 octobre 2009 22:04

~ ♥ ~ xXx xXx ~ ♥ ~


Liiste De Prévenues .....


..... Vous Savez Quoii Faiire ♥


x-sakura-x-fic-x
sasu-saku-forever-fic
Sb-Sakura-Fanfic
sakufiic-new-liife


~ ♥ ~ xXx xXx ~ ♥ ~



# Posté le jeudi 03 septembre 2009 21:47

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 10:32

† Chapitre 1 †

†  Chapitre 1  †

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I'm Dying, Praying, Bleeding and Screaming
Am I too lost to be Saved ?
Am I too lost ?!


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Malédiction (666)
Chapitre 1


J'étais gentillement assise sur le plancher froid de ma chambre. Je défaisais mes boîtes et préparais mes choses pour la rentrée de demain. Je viens d'arriver dans le quartier. Les gens sont sympas, de ceux que j'avais déjà rencontré, du moins. Ma voisine était une vieille dame qui vivait là depuis 50 ans, avait-elle dit ce matin quand nous étions arrivés, avec ma mère, mon père et mon frère, Sasori. Elle m'avait l'air d'une bonne femme bien gentille que j'avais envie de saluer chaque jour en revenant de l'école.

Avec ma famille, je vivais un petit village au sud du pays. Mais comme la chaleure était intense et presque souffocante et que ça ne changeait jamais, nous avions décidés d'emménager plus au nord. Ici, il faisait froid une fois par an durant trois mois. Il y avait le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. Et aujourd'hui, c'était l'automne. Nous étions le 15 septembre. L'école avait déjà commencée et je devais faire ma rentrée tout de même, c'est-à-dire, m'intégrer au groupe d'élèves qui s'étaient déjà trouvés une place, qui s'étaient déjà trouvés des amis et tout.

Je suis loin d'être la fille populaire dans un lycée. En faite, je suis timide et intello. Vous voyez le genre ? La fille qui tiens plus à étudier qu'à voir ses amis si peu nombreux. Celle qui porte des lunettes et des jupes courtes, et où ses jambes sont couvertes pas de longues chaussettes blanches. Rassurez vous, je ne porte pas ce genre de vêtement hideux. Je suis assez discrète pour ce qui est du style vestimentaire. Je porte souvent du noir, et ce , même si j'ai les cheveux roses clairs et les yeux verts émeraudes. La vie est mal faite, me direz vous ?

J'ai des parents géniales, un frère raleux mais que j'aime bien. Je n'ai jamais manquez de rien, je vis ma vie au jour le jour, je ne suis pas rêveuse et le grand amour, ça n'existe que dans les contes pour enfant. N'essayez même pas de me faire voir plus loin que le bout de mon nez !

Bref, j'étais là, au milieu de ma chambre, près de mon nouveau lit - tout grand tout beau - à défaire mes cartons pour y retrouver ce dont j'aurais besoin pour l'école demain. Un cartable pour y mettre quelques feuilles, un sac d'école, des crayons et quelques vêtements qui feraient l'affaire.

Je fourrai mes mains dans la dernière boîte à défaire. J'en resortis une photo de moi enfant. Je souris à ce lointain souvenir, mais fut dérangée lorsque deux coups de jointures s'attardèrent sur la porte de ma chambre.

- Sakura ? C'est moi.

Je me redressai à genoux.

- Entre, Sasori.

Obéissant, il ouvrit la porte et entra. Mon frère était assez grand, et je dirai assez beau pour attirer la gente féminine. Il avait des cheveux roux ébouriffés et un visage d'apollon, fin et pâle. Il avait de grands yeux marrons et de grands cils. Celon mes parents, nous sommes jumaux. Il a seize ans et j'ai seize ans également. Mais je n'ai jamais compris pourquoi il a une couleur différente de cheveux que moi. Mais bon, nous sommes nés en même temps, le même jour. Nous ne sommes simplement pas des jumaux identiques. Voilà tout.

Tout comme moi, mon frère n'aimait pas avoir l'attention sur lui. Il préférait avoir un seul meilleur ami plutôt que de traîner en groupe, et la popularité dans une école, il s'en fichait comme il se fichait de pas mal tout. Il s'approcha et je lui fis un sourire vite fait.

- Maman fait dire que le dîner sera prêt dans moins de cinq minutes, dit-il après un petit moment dans lequel je me demandais ce qu'il voulait de moi à cette heure-ci du soir.

J'acquiesçai silencieusement, mais il ne bougea pas. Il fixait la boîte que je défaisais et semblait hésiter. Je levai la tête, devinant que quelque chose n'allait pas. Il était tellement facile de lire en lui. Et puis il était mon frère, je le connaissais depuis ma naissance.

- Un problème ? demandai-je

Il se dandina, mal à l'aise, et finit par s'asseoir près de moi. Je le suivai des yeux quand il se mit à dessiner des cercles imaginaire au sol. À genoux, il me faisait penser à un enfant qui venait de faire un mauvais coup.

J'haussai les sourcils.

- Alors ? insistai-je
- Eh bien... Que penses-tu de... cette nouvelle ville ?
- C'est plus un village qu'une ville ! M'esclaffai-je. Elle est bien. Enfin, je ne sais pas encore. À première vu, je n'ai pas de probèmes avec notre nouvelle maison. Pourquoi cette question ?

Il haussa les épaules et me regarda en souriant. Je fus soulagé qu'il n'y ait rien eut de plus grave. Il avait le don de dramatiser et de m'inquièter en tant que grande soeur ; j'avais 2 minutes de plus que lui.

- Pour rien, finit-il par lâcher en un presque chuchotement, je me demandais juste. Je n'aime pas trop déménager. Changer d'école et d'amis, tu comprends.
- Oui, parfaitement.

Il ne dit rien. C'était la deuxième fois que nous déménagions, mais la première fois que nous le faisions en changeant de ville. Et mon frère, tout comme moi, avait eut beaucoup de mal à s'adapter au nouvel environnement. Comme aujourd'hui.

Il finit par se lever quand ma mère nous appela de la cuisine.

- Les enfants ! C'est prêt !

Mon frère et moi nous levâmes à l'unisson et partîmes rejoindre nos parents au rez de chaussé. Je fermai la porte de ma chambre, laissant la boîte à moitié vidée. Je reviendrai remettre de l'ordre plus tard car pour l'instant, la priorité, c'était mon estomac. Je n'avais rien mangé depuis ce matin.

Je contournai la rampe de l'escalier, alors que mon frère était déjà descendu. Mais alors que j'allais poser mon pied sur la première marche de l'escalier pour descendre, mon regard fut attiré par une grande fenêtre devant l'escalier. De là je pouvais voir la cours arrière. Qu'est-ce qu'elle était grande ! Parfaite pour jouer avec mon frère !

Émerveillée, j'abandonnai mon repas qui refroidissait en bas et contournai de nouveau l'escalier, passant devant la porte de ma chambre et celle de mon frère qui était de l'autre côté du couloir pour me lancer devant la fenêtre, y plaquant mes mains et le bout de mon nez. Le gazon était aussi vert que mes yeux, magnifique, et il y avait des arbres à perte de vue. Le terrain était immense. Il y eut quelque chose cependant, qui attira mon attention. Entre deux arbre relativement proche l'une de l'autre, une balançoire attachée aux branches. Une balançoire en bois, qui paraissait vieille. Dans l'ombre de l'arbre, elle semblait bouger, et je devinai - avec un frisson que je ne pus chasser - que c'était à cause du vent.

- Sakura ! Ton repas est froid, ma grande !

La voix de ma mère ne réussit pas à me tirer de ce paysage magnifique, que j'admirai avec plus d'attention. Mais je perdis bientôt mon sourire lorsque je vis un petit garçon sauter de la balançoire et atterire par terre. Je ne sus pas combien de temps il m'eut regarder, mais lorsque j'eus cligné des paupières durant une fraction de seconde, il eut disparu.

Ma mère m'appela une troisième fois et je décidai enfin d'aller manger.




- Alors ? Vos impressions ? demanda ma mère dès que j'eus la bouche libre de parler.

Assis à table, nous étions tout les quatre en train de manger. Mon frère ne mangeait pas vraiment. Il jouait mollement avec ses baguettes, l'air dégouté ou il n'avait simplement pas très faim. Quant à moi, je mourrais de faim ! Alors je m'engoufrais. La gourmandise était une seconde nature chez moi. C'était comme un reflexe de manger quand je voyais de la nourriture. Ma meilleur amie, une fille que j'ai connu dans mon ancien village, me disait toujours que j'étais chanceuse de manger autant et de ne jamais grossir.

Mon père était comme mon frère : il ne parlait que quand c'était nécéssaire. Quant à ma mère, il fallait lui rappeler de respirer de temps en temps car elle ne s'arrêtait jamais! Je n'étais pas comme ça. J'étais un mélange des deux. Je parlais beaucoup mais je savais m'arrêter.

J'avalai ma bouchée, prit une gorgée de jus et pu enfin répondre à la question de ma mère.

- J'aime bien, dis-je sincèrement, mais je n'ai encore rien vu !

Je souris à ma mère, espèrant que ça ait répondu à sa question. Je lançai un regard à mon frère, qui semblait encore perdu dans ses pensées. Demain n'allait pas être la plus belle journée de sa vie, sachant qu'il était presque plus timide que moi, et s'intégrer dans une école bourrée de jeunes qui jugent dès le premier regard, c'était équivalent à un enfer pour lui et moi. Mais bon, nos parents n'avaient pas fait exprès pour déménager. Nous n'en pouvions plus de l'été suffocant qui ne finissait jamais.

- Et toi, Sasori ? continua mon père, voyant comme ma mère qu'il avait l'air absent.

Mon frère releva la tête, demanda du regard ce qu'il avait manqué. Je souris, et ma mère répéta la question.

- Que pense-tu de ta nouvelle maison ?
- Je la trouve trop grande pour nous quatre.
- Ouais c'est vrai, lançai-je, pourquoi un manoir énorme pour une petite famille comme la notre ?

Mon père s'esclaffa et ma mère répondit en riant doucement également.

- Vous vous plaigniez toujours que vous n'aviez pas assez d'espace pour tout vos truc d'adolescent !
- Oui mais 15 chambres dans une seule maison..., continua mon frère.

Je ne pus m'empêcher un rire. Sasori avait toujours le dernier mot. Sans le vouloir, il bouclait toujours mes parents, leur répondant du tac au tac. Il était super.
Riant derechef, ma mère et mon père se levèrent en même temps, et ramassèrent nos repas terminés.

- Bon d'accord, fit mon père.

Ma mère le suivit jusqu'à l'évier où ils commencèrent à laver les assiettes et les tasses. Je souris devant cette scène de ménage. Mes parents s'étaient toujours bien entendus et j'étais certaine qu'ils resteraient ensemble pour l'éternité.

Mon frère se leva de sa chaise et voyant que j'étais désormais seule à table, je me levai aussi et rejoigni mon frère, le rattrapant au deuxième étage.

Je l'attrapai par derrière et il sursauta lorsque je l'enlaçai.

- Bonne nuit, fréro !

Je le lâchai et il me répondit mollement avant d'aller s'enfermer dans sa chambre. J'allai dans la mienne, à mon tour, et m'étalai au sol.

Je tentai de chasser la silhouette enfantine que j'avais aperçu un peu plus tôt dans la cours arrière. Je ne savais pas pourquoi j'avais eu peur sur le coup. Tout les enfants du quartier avaient le droit de venir s'amuser ici ! Pourquoi avais-je eu cette réaction ? Comme si je venais de voir un fantôme...

Je secouai la tête et continuai mon travail.

Au bout d'une heure, j'eus finis de défaire la dernière boîte. Je remplis un sac d'école avec tout ce dont, selon moi, j'aurais besoin pour le lendemain, et finis par aller me coucher, plus fatiguée que jamais.



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Coucou!
Donc Voilàa Le Premier Chapitre
J'espère Qu'il vous a Plu,
Ce blog était en pause depuis presqu'un an et comme
Je faisais d'autre fic Je n'ai pas pu renouveler le blog
Dites ce que Vous pensez du Chapitre 1 et si
Un chapitre 2 En vaut la peine =)
B'soux... 30 Com'S Pour la Suite (L)
Sayonnara


# Posté le lundi 07 septembre 2009 14:51

Modifié le lundi 19 octobre 2009 22:10

† Chapitre 2 †

† Chapitre 2 †

~ ♥ ~ xXx xXx ~ ♥ ~

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Speaking to the atmosphere
No one's here and I fall into myself
This truth drives me into madness
I know I can stop the pain if I will it all away
...If I will it all away....


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Malédiction (666)
Chapitre 2

Je me réveillai dès la première heure ce matin. Le soleil se levait à peine et ce fut ce qui m'avait tirée de mes rêves. Je n'avais jamais vraiment été une adepte de la nuit, et dormir ne faisait pas parti de mes passe-temps. Je contournai l'escalier et me rendis dans la chambre de mon frère pour voir qu'il dormait encore. Je le laissai dormir. De toute façon, il n'était que 6h30.

Je me retrouvai alors à flâner dans les couloirs de ma grande maison. Mes parents dormaient également et je ne tenais pas à les réveiller. Puis une idée me vint.

Étant donné que durant toute la journée d'hier je démégeais les boîtes avec Sasori et mes parents, et que pendant la soirée nous les défaisions, quand avions nous eu le temps de visiter ce fameux manoir? Car il m'était impossible que ce château soit qualifié de simple maison. C'était beaucoup trop grand. Quoique vieux... mais grand, immense, et j'étais un peu excitée à l'idée de vivre là dedans. Ce fut jadis le rêve de toute jeune fille de vivre dans un château !

Me mettant à ricaner presque silencieusement, je me lançai vers l'escalier et descendis les marches quatre à quatre pour finalement sauter les quatre dernières. J'atteris sur mes deux pieds avec souplesse et habileté. Je ne l'avais pas précisé (parce que ce n'était pas plus important que ci et ça), mais quand j'étais plus jeune j'avais fait partie des équipes de gym de mon école. J'étais donc très souple et habile.

Arrivée au hall d'entrer, comme si j'entrais pour la première fois ma maison, je tournai la tête vers la cuisine, l'immense salle à manger puis vers le salon, presque plus grand encore que ma chambre et celle de Sasori réunit. Quoi visiter en premier ? J'optai pour le salon.

En silence, je m'y rendis, ouvris les deux immenses portes qui le séparait de la salle à manger. Des portes coulissantes que je fis glisser doucement pour ne pas réveiller les dormeurs à l'étage. Deux fauteuilles étaient placés en direction du foyer et une table reposait au centre. Dessus, une bougie. Une bougie éteinte - évidement - qui semblait vieille. C'était à peine si elle n'était pas penchée par en avant. Je la fixai un moment, fascinée. Le genre d'objet qu'on retrouve souvent dans des films d'horreurs ou encore sur des lieux de crime. Je secouai la tête et levai les yeux. Au plafond était suspendu un lustre, tout aussi vieux que le reste du manoir. Je décidai donc de bouger. Je me faufilai entre les fauteuilles et m'agenouillai devant une autre table, plus petite, qui ressemblait à un classeur. Elle était placée au fond de la pièce, dans le coin. J'ouvris un premier tiroir. J'avais toujours été très curieuse. C'était presqu'une maladie.

Le tiroir s'ouvrit sous un léger bruit de grincement. J'en eus un frisson. Des dizaines de dossier étaient éparpillés les uns sur les autres, quelques enveloppes ici et là. J'en pris une au hasard et allai m'installer confortablement sur un fauteuille. J'ouvris l'enveloppe et à l'intérieur se trouvait une photo. Esquissant un petit sourire coquin, j'approchai la photo de mon visage et tentai d'y voir plus clair. Et mon coeur faillit s'arrêter de battre. C'était exactement la même image, que ce que j'avais vu la veille en regardant par la fenêtre. La même balançoire, le même paysage, la même petite silhouette d'enfant qui se balançait en regardant fixement la fenêtre, comme si c'était moi qui avait prise cette image à ce moment-là. Je ravalai ma salive et mit la photo sous les autres pour toutes les regarder. La seconde était moins... comment dire... inquiètante. Un petit garçon, je dirais environ 3 ou 4 ans, qui riait dans les bras de son père ou de son grand frère, je ne savais pas trop. Une femme se tenait derrière eux. Une femme aux longs cheveux noirs. La couleur exacte des cheveux des deux garçons, et je devinai leur mère. Ces gens devaient sans doutes être ceux qui vivaient ici avant. Encore une fois, je mis la photo sous les autres mais les prochaines furent vraiment étrange. Elles étaient toutes flous, toutes noirs. Il n'y avait rien que je pouvais voir sinon le néant. Je fronçai les sourcils.

- Sakura ? fit une voix endormie et je sursautai.

Je me redressai dans mon siège et allai reporter l'enveloppe où je l'eus prise. Les pas se rapprochèrent du salon et ma mère y apparut, les cheveux en bataille et le visage encore tout pâle et endormit.

Je lui souris.

- Bon matin, maman, dis-je.
- Que fais-tu debout si tôt ?
- Je n'arrivai pas à me rendormir.
- D'accord, dit-elle en me tournant le dos et je devinai qu'elle allait se préparer un café, comme à chaque matin à la même heure. Ne traîne pas trop, ton nouveau lycée est à deux quart d'heures d'ici, à pied.

Je soupirai.

- Oui, oui.

Je refermai le tiroir et quittai le salon avec un goût amer dans la bouche. Comme si... comme si j'avais eu une impression de déjà vu en voyant le visage du petit garçon sur la photo. Comme si je l'avais déjà vu quelque part.

J'entrai dans la cuisine et vis ma mère de dos à moi, debout devant l'évier, une main sur le comptoir. Comme je l'avais prédis, elle se préparait une tasse de café. Je marchai vers le frigo et y prit ce dont j'aurai besoin pour mon petit déjeuner. Du lait pour mes céréales et lorsque le tout fut prêt et dans mon bol préféré (rose bonbon), je m'installai à table et commençai.

Au bout de deux minutes, ma mère prit sa tasse et vint s'assir à mes côtés. Elle bu, tout en me regardant du coin de l'oeil et je finis par craquer.

- Un problème ?
- Non, non. Juste que je te trouve belle.

Je souris.

- Merci.
- Tu risque de tomber dans l'oeil de tout les beaux garçons.
- Maman ! Tu sais que je ne vais pas à l'école avec l'intention de ramener un garçon !
- Je sais, mais tu as dix-sept ans, ma chérie, c'est pour quand le grand amour ?
- Je ne sais pas, répondis-je, renfrognée mais surtout gênée. Et j'ai seize ans.

Pourquoi me parlait-elle des garçons ? Je n'avais pas envie d'avoir un amoureux. Je n'étais pas encore prête pour une relation durable et le seul petit ami que j'avais eu dans toute ma vie, c'était un garçon au primaire. Il était gentil avec moi et rien de plus. Je ne savais même pas si on pouvait rajouter le mot petit avant ami. Mais ma mère était toujours curieuse de connaître mes histoires. Elle était comme ça et je ne pouvais pas lui en vouloir. Mais pourquoi ne pouvait-elle pas demander ce genre de chose à Sasori plutôt qu'à moi ? Parce que j'étais la jeune fille de la maison, voilà pourquoi.

Je soupirai d'exaspération, et bientôt j'eus terminé mon bol de céréales. Ma mère me dit qu'elle allait travailler et me fit un bisou sur la joue, me disant d'être prudente et me souhaitant une bonne première journée dans cette toute nouvelle école.

Mon frère apparut alors et eut le temps de voir ma mère partir pour une longue journée. Mon père devait sans doute dormir. C'était sa journée de repos aujourd'hui.

Une heure plus tard, j'étais sur le chemin de l'école, avec Sasori. Tout comme la veille, il restait silencieux, marchait, les mains dans les poches, le regard perdu à l'horizon. Je m'étais fais chique pour la première journée dans ma nouvelle école : jeans noir et chemisier rose bonbon. Oui, j'aimais beaucoup le rose. Même si je limitais les fois où j'en portais. Je n'aimais pas attirer l'attention, et disons que le rose, ça se voyait à dix mètres à la ronde.

Mon frère était toujours aussi silencieux, et le chemin se fit ainsi, jusqu'à ce que l'on aperçoive l'école apparaître au bout de la route. Je souris, soulagée. J'étais fatiguée de ce long chemin. Ç'aurait été mieux en voiture mais bon, mon père avait si rarement des jours de repos, mieux valait le laisser dormir. Enfin, si j'avais été à sa place, je serais restée au lit !

Lorsque nous arrivâmes à la cantine, mon frère et moi, nous nous mîmes à la recherche de notre classe. Sur le mur, il y avait encore le panneau d'affichage des foyer et des groupes. Je cherchai mon nom. Je mis mon index sur la liste et descendit jusqu'à approcher du "H", la première lettre de mon nom de famille. Inuzuka... Hyûga... Haruno ! Voilà, j'ai trouvé mon nom. Ah zut ! Sasori n'est pas avec moi. Dommage. Je le pris dans mes bras et le serra fort en lui souhaitant bonne chance de son côté. Il me rendit la pareille et partit sans un mot de plus.

Je me retrouvai alors toute seule à la cantine, devant une foule de personne que je ne connaissais pas. L'heure du premier cours n'avait pas encore sonné et je décidai de faire comme Sasori, me rendre immédiatement à ma classe.

Personne ne m'eut adressée la parole ce matin, si bien qu'une fois de retour à la cafétéria le midi, je ne savais pas où m'asseoir. Je ne trouvai pas Sasori nul part, et j'espèrais qu'il se soit trouvé une petite bande de copain, et qu'il soit en ce moment en train de rire avec eux.

Je soupirai et me décidai à aller chercher quelque chose à manger. Je fis la queue. La vieille dame me donna mon repas qui semblait tellement... appétissant (sarcastique). Je me retournai de nouveau et soupirai derechef en me rendant compte que la population de cette école dépassait de loin la moyenne de mon ancien collège. Je me mis tout de même à la recherche d'une place, et lorsque je passai devant une bande de mec tous plus grand que moi d'au moins une tête, je les entendis me siffler en me lançant des trucs dégeux du genre :

- Hé ma jolie, mais où tu vas comme ça ? Hé ! Mais viens là, chérie !

Je retins un grognement et tentai de les ignorer. Le genre de macho qui ne sont là que pour décider laquelle des cent quatre-vingt dix filles de l'école ils vont se tapper le soir même. J'eus un frisson de dégoût en me rendant compte qu'ils ne voulaient toujours pas me laisser tranquille. Ils me firent même échapper mon plateau et mon dîner s'écrasa misérablement par terre. Quelques élèves se retournèrent pour regarder et je fus horriblement gênée. J'entendais des gens chuchoter ensembles, parlant de moi comme de la nouvelle.

Une main chaude et chaleureuse attrapa alors la mienne, parmis la foule de personne et je lançai un dernier regard haineux aux trois crétins avant de me faire tirée de là. Je me retrouvai dans un coin plus tranquille et je me retournai pour voir qui venait tout juste de me sortir du pétrin.

C'était une jeune fille d'environ ma taille, aux longs cheveux brillants et d'un blond éclatant. Elle avait les yeux fermés et ce fut quand elle les ouvrit que je vis qu'ils étaient bleus. Elle me sourit.

- Bienvenue parmis nous, lâcha-t-elle.
- Merci.

J'hésitai, puis vins m'asseoir près d'elle, par terre, contre un mur. Elle me tendit la moitié de son sandwich, me disant qu'elle était navrée que mon repas soit en bouilli par terre à cause de trois idiots en chaleurs.
Je la remerciai et accepta ce qu'elle m'offrit.

- Je m'appelle Sakura, me présentai-je, Sakura Haruno.
- Ino Yamanaka.
- Enchantée.
- Tu arrives d'où ?
- Du Sud.

Elle acquiesça, la bouche pleine. Elle finit de manger en silence et j'en fis de même, plus ou moins embarassée. Elle était vraiment très belle pour une fille de mon âge. Elle avait l'air d'une mannequin professionelle. Sa peau était bronzé et parfaite. Ses yeux brillants et pétillants de vie. J'étais sûr qu'elle était la fille la plus populaire des environs.

Lorsqu'elle eut terminée, elle s'agenouilla devant moi.

- Alors ? demanda-t-elle. Ça te plais ici ?
- C'est différent.
- Différent ? Expliques toi....
- J'arrive d'une grande ville. Ici j'ai l'impression que tout le monde se connaît, que tout le monde fait partie d'une même petite famille. Enfin, à part les crétins de toute à l'heure.
- Hm.. C'est vrai. Tu as raison. Je connais pas mal de monde ici, mais faut dire que j'y suis née!

Elle rigola et je ne pus que la suivre. Elle m'avait l'air si douce, si innocente. Je souris inconsciement et elle s'arrêta au bout d'un moment.

- Comme tu es nouvelle, continua-t-elle, je vais te présenter à mes amis.
- Oh ! Arigato !
- Lui, là bas, lança-t-elle en pointant un grand blond aux yeux bleus, il s'appelle Naruto Uzumaki. Il est gentil. En faite, je crois que c'est le gars le plus sympathique de tout le village ! Jamais il ne te refusera quoique ce soit, et il sera toujours là pour t'aider. Je l'aime beaucoup. À côté (elle pointa maintenant une petite fille aux cheveux noirs et aux yeux blancs), sa petite amie, Hinata Hyûga. Elle est timide mais avec des gens qu'elle connaît, ça va. Là, de l'autre côté de la table (elle pointa un garçon aux cheveux bruns, mais étant de dos, je ne vis ni son visage ni ses yeux), Kiba Inuzuka, son meilleur ami. Voilà tu connais tout le monde. Ils ne sont pas méchant, ne t'inquiète pas.
- Je n'en doute pas mais... comment se fait-il que tu ne sois pas avec eux ? Ce sont tes amis pas vrai ?

Elle ferma les yeux et les rouvrit, lentement, et un sourire angélique apparut sur son visage de fée.

- J'ai vu ces gars t'intimider et j'ai voulu t'aider. Je les connais ces gars. Ils sont vraiment... immatures. Mais bon, on essaye de les ignorer et ça va !
- Oui, dis-je en souriant.
- Je me suis dis que t'emmener à la table où tout mes amis étaient t'intimiderait également. Pas vrai ?

J'acquiesçai mais mon regard fut attiré vers un jeune homme, assis à une table, près de celle à laquelle les amis d'Ino mangeaient. Il était assit tout seul. Il mangeait tranquillement, lentement, comme ailleurs, perdu, absent. Il avait de longs cheveux noirs et un visage pâle. Des yeux noirs également. Son visage fit irruption d'en ma tête et une impression de déjà vu me tirailla l'esprit l'espace d'une seconde. Comme ce matin quand je regardais les photos... La photo ! C'était cela ! C'était lui ! Le plus grand ou le plus petit des deux frères ? Celui qui était debout ou celui qui riait dans les bras du plus vieux ? Je ne saurais faire la différence. Leurs visages étaient encore flous dans ma tête. Après tout, je n'avais regardé la photo que durant de brèves secondes. Mais j'étais certaine que ce garçon était l'un deux. Je l'avais déjà vu quelque part en tout cas.

Je me tournai donc vers Ino, espèrant qu'elle puisse me dire qui c'est. Elle m'avait bien dit qu'ici, tout le monde se connaissait comme une grande famille, non ?

- Et lui, tu le connais ? dis-je timidement en pointant le jeune homme aux cheveux noirs.

Elle chercha du regard et lorsqu'elle eut posé ses yeux sur lui, son visage se voila. Il devint sombre tout d'un coup. Ses yeux se firent vides, ou haineux, ou apeurés, je ne saurais déchiffrer ce que je voyais à l'instant, mais je compris que ce garçon n'était sans doute pas quelqu'un qu'elle appréciait.

- A..Alors ? insistai-je d'une voix tremblante.
- Je... Non. Je ne le connais pas tant que ça.
- Mais un peu quand même, non ?
- Il ne vient pas souvent à l'école. Ce n'est pas un élève.
- Ah bon ? Un prof ? Il m'a l'air jeune.
- Un stagier. Il vient presqu'une fois par semaine. Je l'ai eue déjà une fois, il remplaçait Kakashi-senseï.

Je devinai que le Kakashi-senseï en question était le prof. Je me tournai à nouveau vers le jeune homnme. Il était si beau. Et pourtant si... impénétrable.

- Comment il est ? demandai-je
- Pas normal.
- Qu'entends-tu par pas normal ?
- Il y a des rumeurs... à propos de lui.
- Quel genre de rumeurs ?

Elle secoua la tête et se leva debout. Je la suivai des yeux et décidai de me lever à mon tour.

- Ne te fais pas des peurs avec de stupides rumeurs inventées pour que venir à l'école soit moins ennuyant ! Viens, dit-elle en empoignant ma main, je vais te présenter officiellement à mes amis.

Je soupirai et obéis, essayant de chercher le jeune homme, si je le voyais encore d'où Ino m'emmena.

J'étais certaine que c'était lui sur la photo.



~ ♥ ~ xXx xXx ~ ♥ ~


Coucou!
Donc Voilàa Le Deuxième Chapitre
J'espère Qu'il vous a Plu,
L'intrigue commence à se placer^_^
Vous en verrez plus au prochain chapitre ! =)
Mais pour ça C'est = 30 Com'S Pour la Suite (L)
Sayonnara


# Posté le mardi 08 septembre 2009 22:23

Modifié le lundi 19 octobre 2009 22:13

† Chapitre 3 †

† Chapitre 3 †
Malédiction (666)
Chapitre 3


Je rentrai chez moi ce soir-là, vers 16h. Mes nouveaux amis voulaient me faire visiter l'école. Enfin, seulement Ino. Ils étaient vraiment tous sympathiques avec moi. Il y avait Naruto, qui lui, exactement comme l'avait dit Ino, était incroyablement gentil. Surtout avec sa petite amie, Hinata, si je me souviens bien. Il la traitait comme si elle était la chose la plus précieuse de l'univers. J'aimais beaucoup le regarder la prendre dans ses bras et l'embrasser sur le front. Kiba était gentil aussi. Il était bruyant et aimait rire des passants, faire des blagues et rigoler à tue-tête. Et Ino me montrait du doigt des gens qu'elle connaissait vaguement, ceux qui étaient dans notre classe.

Fatiguée de cette première journée, je tournai la clé dans la serrure et entrai dans le manoir. Je dis que j'étais rentrée mais aucune réponse. Je fronçai les sourcils et m'aventurai dans le hall d'entrée. Je me penchai pour voir s'il n'y avait pas de la lumière en haut des escaliers, une porte d'ouverte ou du bruit, même. Je laissai glisser mon sac de mes épaules et le déposai par terre, près de l'escalier. Je me rendis à la cuisine. Personne. Je descendis au sous-sol. Personne. Je remontai au rez-de-chaussé et aperçu sur la table du salon une petite note. Je m'agenouillai et la pris. Dessus, il y avait écrit :



Coucou les enfants. Votre père et moi sommes partis faire des courses.
Il y a encore quelques rénovations à faire pour que la maison soit impeccable.
On vous a préparé un petit repas à réchauffer rapidement. On espère que votre première journée a été super. On ne devrait pas rentrer tard.
Maman et Papa, xxx.





Je souris, reposai la note sur la table pour que Sasori puisse la voir une fois qu'il sera rentré. Je posai mes coudes sur la table et regardai un moment dehors, par la grande fenêtre juste devant. Je n'avais pas de devoir ni de leçons. J'avais eu le temps de tout faire à l'école. Quoi faire alors ?

Je finis par me relever, après avoir fixé longtemps le petit classeur dans le coin du salon. Je me souvins vaguement des photos de ce matin, et du gamin étrange, qui était censé être un stagier à l'école. Il était beaucoup trop jeune ! Enfin, en apparence...

La porte s'ouvrit alors et, un sourire grandissant sur le visage, je bondis sur mes pieds et vint accueillir mon frère. Il me sourit en me voyant. Il déposa son sac à côté du mien et je fermai la porte une fois qu'il fut entré. Il avait l'air de bonne humeur. Moins triste qu'hier soir. J'en fus soulagée.

- Tu t'es fais des amis ?
- Oui, me répondit-il.

Je le suivais lorsqu'il monta à sa chambre.

- Génial ! m'exclamai-je.
- Et toi ?
- Aussi.
- Cool.

Je lui dis que les parents n'étaient pas là, qu'ils avaient laissé un mot, qu'ils ne rentreraient pas tard, et il acquiesça. Il me dit qu'il allait étudier un peu dans sa chambre, et je me proposai pour faire le dîner. Je n'avais pas envie de manger quelque chose de préparé vite fait, qu'on n'avait qu'à mettre au four deux minutes. Alors je descendis les escaliers une marche pas une, et me rendis à la cuisine là où je me pris tout ce qu'il fallait pour un souper vraiment bon.

Je m'installai. Devant le comptoir, il y avait une fenêtre, qui donnait sur l'immense cours arrière. La balançoire était toujours à la même place. Mais je ne voyais pas si il y avait quelqu'un dessus puisqu'il commençait à faire noir.

Je ne me rendis pas compte de combien de temps je restai là, à préparer à manger tout en admirant le paysage qui se trouvait derrière ma maison. C'était si beau. Au fond, il y avait des arbres à perte de vue. Comme une petite forêt. Il y avait quoi derrière ? Je ne savais pas. Sans doute la ville. Un petit lac, un ruisseau ou quelques usines. J'ignorais tout ça. Je ne vivais ici que depuis deux jours, après tout.

J'étais prête à mettre la table quand un chien se mit à japper. Il aboyait si fort qu'il me fit sursauter. Je manquai de près de tout renverser par terre. Je posai l'assiette de Sasori sur la table, puis la mienne. Je l'appelai, mais il ne répondit pas. Le chien continuait d'hurler. Sasori devait sans doute être concentré sur ses leçons, et noyé dans sa musique. Je l'appelai une deuxième fois et j'entendis sa porte se fermer, puis ses pas au dessus de ma tête. Je devinai qu'il arrivait.

Énervée d'entendre cet animal crier et me casser les oreilles, je lâchai un grognement et me jetai sur le comptoir pour jeter un coup d'oeil par la fenêtre. Je n'y voyais rien, il faisait trop noir. Il y avait une lueur dans la cours voisine, cependant.

Sasori arriva et prit place à table.

- Merci, Sakura.
- Je t'en pris.

Il prit une première bouchée et fit une grimace. Pendant un moment je crus que j'étais la pire cuisinière au monde mais après, lorsqu'il lança un regard à la fenêtre, je me souvins que ce chien hurlait toujours.

Lorsque Sasori eut avalé sa bouchée, il prit la parole.

- Je ne savais pas qu'on avait un chien.
- Ça doit être celui de la voisine. En tout cas, il est bruyant.
- Tu ne viens pas manger ?
- Je vais aller voir ce qui se passe. Je ne serai pas longue.
- Je ne bouge pas d'ici.

Je fis un sourire à mon frère et me dirigeai vers la porte qui menait à la cours. Je retirai mes pantoufles - je ne voulais pas qu'elles deviennent vertes à cause du gazon. Je sortis dehors et, prise d'un courant d'air soudain, je frissonai, me maudissant de ne pas m'être apporté une veste. En un rien de temps, je fus frigorifiée.

Je continuai de marcher vers la maison de la voisine. Il n'y avait pas d'arbre, ni de clôture qui séparait nos terrains. Je fus plus près et enfin j'aperçus le chien. Un gros chien noir. Le museau tourné vers les arbres et les sapins, il jappait. Comme si derrière il y avait un chat, un rat ou quelque chose qui pourrait l'effrayer. J'en eus un frisson, me rappelant que les animaux sentaient ce genre de choses.

Je m'approchai encore et j'aperçus la vieille dame qui vivait la maison voisine. Elle tirait son chien par la laisse et tentait de le ramener à l'intérieur. Pauvre femme. Elle était trop faible, et le chien ne voulait strictement rien entendre.

J'allai à sa rencontre.

- Bonsoir, madame...

Elle se tourna vers moi, lâcha son chien qui se remit à hurler de plus bel. Elle essuya la sueur sur son front tout ridé et me fit un air triste. Elle devait être fatiguée.

- Il y a un problème avec le chien ? demandai-je timidement.
- Il ne cesse de japper depuis quelques temps !
- Y a-t-il une raison particulière ?
- Je suis tellement fatiguée ! Je n'en peux plus !

La vieille dame semblait réellement fatiguée, de plus qu'elle avait ignoré ma question. Je lui fis signe de laisser faire le chien et je l'aidai à rentrer chez elle. Elle semblait âgée. Une fois à l'intérieur de sa maison, je l'aidai à s'asseoir sur une chaise dans la cuisine aussi grande que chez moi. Les manoirs étaient tous aussi grands par ici. Elle me fit un faible sourire, et me remercia plus d'une fois.

- Viens donc t'asseoir, ma chérie, dit-elle. Je vais te préparer un café pour te remercier.

Elle voulut se lever de nouveau mais j'intervins.

- Reposez vous, plutôt. Je n'ai pas vraiment envie de café, merci bien. Mon frère est seul à la maison, je vais le rejoindre. Si vous avez besoin de quoique ce soit, de l'aide ou autre, venez sonner à notre porte.

Je vins pour sortir par derrière, mais elle me retint par le bout de mon chemisier. Je me retournai et vis dans son regard que quelque chose n'allait pas. Elle semblait triste, désespérée. Je me vis dans l'obligation de rester. Je me pris une chaise et m'assit à en face d'elle. Puis j'attendis.

Au bout d'un long moment de silence, quoique pénible puisque son chien jappait encore, elle se leva lentement pour aller fermer la fenêtre, diminuant ainsi l'intensité des hurlements. Elle reprit sa place tout aussi tranquillement. Elle me regarda, et de sa voix tremblante de vieillesse, elle me dit :

- Mon chien est effrayé par quelque chose... Il n'est jamais violent habituellement. Quand il y a des orages, il est pareille. Il se cache, il pleure et il jappe. Mais il ne m'a jamais mordu en presque quinze ans.

J'affichai un air surpris, qui se changea en regard ahuri lorsqu'elle leva la manche de sa longue robe de chambre pour me montrer une morsure. Cette femme semblait si fragile qu'un simple dessin de mâchoir de chien sur son bras me fit l'effet d'une bombe. La plaie était rougit, cicatrisée. Je ravalai ma salive, relevant lentement mes yeux émeraudes en sa direction. Ses yeux onyx me fixaient tristement. On aurait dit qu'elle sentait quelque chose, qu'elle avait une impression. Un mauvais préssentiment. Et que ce n'était pas nécéssairement joyeux...

- Je.. je ne sais pas quoi dire... je...
- N'aies pas peur, ma chérie, il ne te fera rien à toi. Mon chien est un gros toutou, il a peur des inconnus.

Je tournai la tête, et mon regard se posa dehors, où je voyais le gros toutou en question japper sans l'entendre. Il criait en direction des arbres, et je ne pus m'empêcher de poser la question qui me tourmentait l'esprit, en regardant ce chien japper et encore japper. Cette femme m'avait dit hier, quand j'étais arrivée ici, qu'elle habitait là depuis une cinquantaine d'années. Elle pourrait peut-être me répondre.

- Ça pourrait paraître déplacé mais... qu'y a-t-il derrière ces arbres ?

Elle tourna la tête vers la fenêtre, pour voir de quoi je parlais, et me regarda encore.

- Honnêtement, personne ne va là depuis au moins vingt ans.
- Pourquoi ?
- Oh, la curiosité est un vilain défaut, ma chérie. Tu l'apprendras à tes dépends.






J'étais allongée sur mon lit, fixant le plafond. La conversation que j'avais eue avec cette bonne femme m'avait bouleversée quelque peu. D'abord le chien qui semblait être effrayé par quelque chose qui se trouvait derrière les arbres. Deuxièmement, elle me disait que personne n'allait là depuis au moins vingt ans. Le voilà le problème. C'était quoi ce là ? Là où ? Depuis vingt ans ? Quelque chose y était arrivé, il y a vingt ans ?

Je décidai de ne pas trop m'attarder là dessus, en me disant que c'était ridicule d'y apporter trop d'importance. Ce n'était qu'un quartier inconnu encore, pour moi. Et puis si ça se trouve, derrière les arbres, il y avait un chat, un renard ou que sais-je encore ? quelque chose qui avait pu effrayer ce pauvre chien.

À reculons et plus fatiguée que jamais, je me levai et enfilai des vêtements vite fait. J'allais être en retard à l'école si je continuais à me poser des questions sur la forêt derrière chez moi.

Je me penchai tout en boutonnant ma chemise blanche, et regardai ladite forêt. Elle était si sombre, même en plein jour. Qu'y avait-il réellement derrière ? Pourquoi je persistai inconsciemment à le savoir ?

Je dus me promettre d'aller y faire un tour en revenant de l'école pour être capable de lâcher de vu la cours arrière. Je descendis les escaliers, pris un déjeuner, salua mes parents et partis à l'école avec mon frère.








J'étais nerveuse durant tout le cours de mathématique. Je pensais à cette pauvre femme qui, elle aussi, semblait effrayée. Mais pas par la même chose que son chien. Plus j'y pensais, et plus j'en venais à la même conclusion : son chien était effrayé par ce qu'il avait vu ou sentit, et elle, avait peur de quelque chose qui s'était passé il y avait plus de vingt ans. Non ?

Je m'en rongeais les ongles jusqu'au sang, quand Ino me tira la main de ma bouche. Je la remerciai faiblement quand je repris mes esprits.

- Qu'est-ce qui t'arrive, Sakura ? demanda Naruto une fois que nous fûmes à la cantine, le midi.
- Rien, bafouillai-je.
- Tu es toute pâle, fit Hinata timidement.
- Ma voisine me fait peur, lâchai-je en un semblant de rire nerveux.
- Ta voisine ? répéta Kiba, la bouche à moitié pleine.
- Oui, ma voisine.

Je marquai une pause.

- Hier soir son chien s'est mis à japper si fort que j'ai dû sortir de chez moi pour voir ce qui se passait. Et la vieille femme m'a dit des choses qui m'ont laissée perplexe.
- La vieille femme et le gros chien, tu veux dire ? s'exclama Kiba, l'air ahuri.

J'haussai les sourcils suite à cette réaction. Ino aussi semblait bouche-bée. Quant à Hinata et Naruto, ils affichaient eux aussi une expression surprise.

- P..Pourquoi vous faites ces têtes ?
- Tu habites l'immense manoir au coin de la rue ? demanda Kiba
- Euh... Oui...

Ino s'étouffa avec son sandwich et le brun lui tapa gentiment le dos pour qu'elle retrouve son oxygène. Leurs réactions commençaient à m'énerver ! Pourquoi réagissaient-ils ainsi ? Et comment avaient-ils deviné que j'habitais un manoir, et surtout que c'était celui sur le coin de la rue ?

- Vous savez où c'est ? Demandai-je, espérant apaiser le silence.
- Disons... poursuivit Ino.

Je ne dis rien. Visiblement, ils savaient quelque chose à propos de la vieille femme et le gros chien. Quelque chose que j'ignorai bien entendu puisque j'étais nouvelle dans le quartier. Mon pouls accéléra la cadence quand je me souvins que ce soir j'irai faire un petit tour derrière les arbres qui couvraient la totalité de ma cours arrière. Avec leurs réactions quand je leur avais dis que j'étais la voisine de cette vieille femme, et que j'habitai le manoir au coin de la rue, je n'avais plus tellement envie de découvrir ce qu'il s'y cachait. Et surtout pourquoi les gens n'allaient plus là depuis vingt ans.

- Si vous savez où ma nouvelle maison se trouve... Pourquoi ne venez vous pas y faire un tour.... Ce soir ?

Mes nouveaux amis me firent un immense sourire, et je me sentis rassurée.

Ce soir je ne serai pas seule.



~ ♥ ~ xXx xXx ~ ♥ ~


Coucou!
Donc Voilàa Le Troisième Chapitre
J'espère Qu'il vous a Plu,
Elle fait flipper la vieille nah ?
Vous en verrez plus au prochain chapitre ! =)
Mais pour ça C'est = 30 Com'S Pour la Suite (L)
Sayonnara


# Posté le lundi 14 septembre 2009 17:36

Modifié le lundi 19 octobre 2009 22:16